waime

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                                                                         waime

 

Bien que le territoire de Faymonville, village wallon le plus à l'estde la Belgique, soit enclavé entre deux communes de langue allemande, Faymonville est d'origine romane. Il représente un débordement de la population wallonne de la principauté de Stavelot-Malmedy.

Le terme Faymonville a subi plusieurs interprétations fantaisistes, mais il semble qu'il ne faut retenir que celle-ci : Faymonville est le village qui s'est développé autour de la villa (terme pris dans le sens d'exploitation rurale) d'un nommé Femmond.

A côté de ce nom d'origine romane, Faymonville a un nom d'origine germanique : "Aussenborn", qui dériverait de "Ussenbirt", le "Bîrt" étant la hauteur, le "tiêr", séparant Faymonville de Bütgenbach. Faymonville étant donc, par rapport à la localité de Bütgenbach, le village au-delà de la colline.

Avant le XVIIIème siècle, Faymonville n'est que rarement mentionné dans les archives. Tout au plus sait-on que des manants devaient, au XVIIème siècle, faner un pré du château de Bütgenbach pour le compte du seigneur (1601) et que Faymonville était repris dans une répartition d'impôts de 1626

. On peut dès lors dire que Faymonville n'a d'existence historique que depuis qu'il a été doté d'une chapelle. Cette date mémorable était inscrite sur deux pierres du vieil édifice démoli en 1911. Sur le linteau de l'ancienne porte d'entrée, on lisait : "M. de Reiffenberg (il s'agissait du mayeur de Bütgenbach) a mis la première pierre de cette chapelle en 1701"; et sur une pierre angulaire : "Jean Servais Paquay a fait ce travail en 1701". Les 30 à 36 foyers que comptait le village à l'époque furent tous taxés pour le paiement des frais de cet édifice.

Après avoir été sous domination française de 1794 à 1814, le Congrès de Vienne rattache les actuelles communes de Malmedy et Waimes à la Prusse. En 1873, Bismarck y imposera la germanisation, "Kulturkampf", de l'administration et de l'enseignement, germanisation contre laquelle, à Faymonville, s'opposera l'abbé Bastin.

Après la guerre 14-18, le traité de Versailles sépare les cantons de l'est, c.-à-d. les cantons d'Eupen, de St-Vith et celui de Malmedy (dont l'actuelle commune de Waimes). Ces cantons seront rattachés à la Belgique en 1925. Faymonville sera à ce moment constitué comme une entité propre.

En 1940, la région est ré annexée au Reich par décret. Les jeunes gens voulant échapper à l'enrôlement dans la Wehrmacht s'enfuient de Belgique. Fin 44, début 45, lors de l'offensive Von Runstedt, Faymonville sera presque entièrement détruit (13 morts et 15 blessés graves dans la population civile, 81 maisons entièrement détruites, 51 maisons à 50 %, 21 maisons légèrement atteintes, 25235 trous d'obus, 457 trous de bombes, 950 bovins tués sur 1250, 31 chevaux sur 50, 75 cochons sur 75, 2400 poules sur 2500).

Après la guerre 40-45, viendra la deuxième période belge, avec en 1976 la fusion des communes qui verra la réunion des communes de Robertville, Waimes et Faymonville en une seule entité : la commune de Waimes.

 

 

 

Abbé François Toussaint

 

Il naquit le 4 mai 1882 à Ovifat. En 1898, il demande et obtient la radiation de sa nationalité prussienne, ce qui en fit pour longtemps un apatride. De 1906 à 1914, il enseigne à l'Institut St-Joseph à Dolhain. Ordonné prêtre le 2 avril 1907 par l'évêque de Liège, il dessert de 1909 à 1914 la chapelle de Walk pour venir en aide au curé de Waimes. Le 31 juillet 1914, à la veille de la première guerre mondiale, il choisit de rentrer au pays, à Ovifat. Jusqu'en 1918, il seconde le curé de Waimes et en août 1919, îl est nommé recteur à Ondenval. En 1922, on le retrouvé curé à Waimes. Il le restera jusqu'à sa mort.

Bien qu'ayant pris ouvertement position pour le rattachement de la Wallonie malmédienne à la Belgique, sa candidature aux élections législatives en 1926 ne sera pas retenue parce qu'il n'avait pas la nationalité belge. Cette nationalité lui sera seulement reconnue en janvier 1937. Cela ne l'empêcha pas d'être nommé, dès 1920, membre correspondant de la Commission Royale des Monuments et des Sites et d'être nommé Chevalier de l'Ordre de Léopold Il le 8 avril 1940. Entretemps, sur le plan paroissial, il s'était occupé de la restauration et de l'agrandissement de l'église de Waimes (1927-1928).

Avec la seconde guerre mondiale s'ouvre une période très sombre de notre histoire.

François Toussaint choisit de rester. Sa position était évidemment délicate car le nouveau pouvoir en place n'aurait pas hésité à le déplacer en cas d'incartades notoires et à le remplacer par un curé mieux germanisé. En 1946, il démissionne de la Commission Royale des Monuments et des Sites mais il devient membre de la Société Liégeoise de Langue et de Littérature wallonnes en remplacement de l'Abbé Bastin.

C'est lui qui veillera à la reconstruction de la chapelle de Walk et à l'érection de celle de Bruyères (1952). En 1954, il est nommé professeur de religion à l'école moyenne ménagère de l'Etat à Waimes. Le 16 janvier 1957, il est nommé Chevalier de l'Ordre de la Couronne et le 4 mai de la même année, il fête ses 50 ans de prêtrise et ses 35 ans de pastorat à Waimes. Il meurt le 13 mars 1964. François Toussait a évidemment marqué profondément la vie paroissiale waimeraise et le nombre de vocations religieuses approcha la cinquantaine. Mais le prêtre était aussi un botaniste et un fagnard de premier plan. Radiesthésiste et sourcier renommé, il était fort consulté et ses baguettes faisaient partie du personnage. Mais c'est bien entendu l'historien qui retiendra le plus l'attention. Il s'est penché sur l'origine de l'histoire des vieilles familles du ban de Waimes, sur l'histoire de Rénastène, sur la seigneurie de Bütgenbach et laisse notamment un manuscrit de 20.000 mots du parler wallon d'Ovifat. 

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