verviers

Image hébergée par servimg.com Les armoiries verviétoises Les armoiries verviétoises tirent leurs origines des trois branches de chêne garnies de leurs glands (17ème siècle) complétées par la suite par les armoiries du Marquisat de Franchimont, les trois lions. En 1898, la Ville de Verviers obtint la confirmation de ses anciennes armoiries, à savoir " coupé en chef ; d'argent à trois lions de sinople, posés deux et un, couronnés d'or ; armés et lampassés de gueules ; en pointe : aussi d'argent, à la branche de chêne au naturel, englanté d'or ; l'écu surmonté d'une couronne murale d'or ".

 

L'occupation du site de notre ville est très ancienne Les néanderthaliens, qui habitèrent cete région il y a quelque cent mille ans, vécurent vraisemblablement dans la vallée de la Vesdre, comme le prouvent les armes, les outils en silex taillé et les fragments d'os retrouvés dans les grottes du font de Forêt, de Goffontaine et de la Chantoire.

De 8000 à 7000 avant JC, de nombreuses peuplades venant de l'est et appelées celtiques, germaniques ou gauloises, envahirent nos contrées.

Avant l'arrivée des Romains, la région verviétoise faisait partie du territoire éburon qui s'étendait entre le Rhin et la Dyle. L'établissement des Romains sur le site verviétois se remarque au nom donné à la ville.

Deux théories s'opposent à ce sujet :

* le terme « Verviers » proviendrait de « Virovirius », nom d'un personnage qui aurait vécu en Sommeleville où la tradition place une villa gallo-romaine. * « Viroviacus », composé de « Virovius », nom d'un personnage et d'un suffixe celte « acus » qui traduit une idée d'appartenance, serait à l'origine du nom de la ville.

Revenons à la période gallo-romaine et, avec elle, l'apparition du christianisme. Identifier les dieux gaulois aux divinités romaines fut plus aisé que de faire admettre les principes de cette nouvelle religion.

A la fin du 5ème siècle, les troupes romaines abandonnent nos provinces. Saliens et Ripuaires s'approprient les domaines devenus vacants.

Aujourd'hui encore, on reconnaît au nom qu'elles portent les localités où domina tel élément celtique, belgo-romain ou franc. Pour ce dernier cas, nous pouvons citer : Stembert, Rechain, Dolhain.

Au 10ème siècle, Verviers ainsi que ses hameaux dépendaient de ce grand territoire cédé par Charles le Simple (roi de France), à l'église liégeoise. Dès lors, Verviers fait partie des cinq bans de Franchimont, terre de la Principauté de Liège.

Avant 1468, Verviers n'était qu'une modeste bourgade rurale : les habitations étaient faites de bois, de torchis et étaient recouvertes de chaume. La majorité des habitants se partageaient entre l'élevage et l'agriculture.

C'est sur la butte de Sommeleville que prit naissance le village. On pouvait y trouver l'église entourée du cimetière. La maison commune, située au couchant de l'église, servait de marché couvert. Au pied de la butte se situaient, au nord, le canal qui actionnait le moulin ; à l'est, le ruisseau de Sècheval, le long duquel s'élevait un manoir dénommé dans les documents « Manoir de Vervier ». Dès 1340, on pouvait trouver, le long du canal, un hôpital pour « voyageurs et pauvres passants ». Il tomba en ruine dans la deuxième partie du 16ème siècle.

Durant le 16ème siècle,Verviers demeure un petit bourg dont l'extension reste modeste malgré le développement de son industrie textile.

Ce n'est qu'au 17ème siècle qu'apparurent les fouleries. Devant l'essor de la draperie, l'industrie métallurgique, bien que plus ancienne, disparut.

A la même époque, on préférera remplacer les maisons en bois par des habitations en pierre. C'est ainsi que Verviers acquit peu à peu l'aspect d'une agglomération assez importante pour amener le Prince-Evêque à donner l'ordre d'édifier une enceinte et assez riche pour réclamer et obtenir le titre de « Bonne Ville », en 1651

  Après maints retournements, c'en fut fait de l'indépendance liègeoise et les républicains français furent désormais les maîtres de notre pays.

Après la bataille de Waterloo (1815), Verviers connut une période de prospérité : la mécanisation était rapide et les usines s'agrandirent. Les premières machines à vapeur apparurent chez les plus grands fabricants entre 1816 et 1823.

La puissance des familles Biolley fonda une cité ouvrière, rue Raymond, point de départ du quartier des Prés-Javais.

Voici, en quelques mots, comment se présentait notre ville en 1843 :

* Au nord de la Vesdre, on ne trouve guère que la populeuse de la rue de Hodimont, la place Saucy et quelques misérables ruelles. Cinq ponts enjambent la Vesdre : le pont Léopold, le pont du Chêne, le pont des Récollets, le pont d'Andrimont et le pont de bois des Dardanelles. A l'est, la fabrique Simonis, rue de Limbourg ; au sud, Crapaurue, la place Verte, les rues Xhavée et Vieillle Xhavée formaient la limite de la surface bâtie. Outre les places des Récollets, Verte et du Marché, le Spintay et Crapaurue étaient les rues les plus commerçantes. Tout au sud de la Ville se trouvait le sympathique quartier de la « Porte de Heusy ».

Au milieu du 19ème siècle, toutes les rues du centre étaient pavées, mais ne possédaient pas encore de trottoirs. C'est entre 1843 et 1845 que les rigoles furent remplacées par des canaux souterrains.

Une usine à gaz d'éclairage s'installa dans l'enclos des Récollets. Dès lors les rues principales et les places publiques furent pourvues de réverbères au gaz. C'est en 1863, que l'éclairage à l'huile fut supprimé.

Les industries s'étaient installées, pour la plupart, le long du canal des usines qui, de la rue de Limbourg, se prolongeait jusqu'au pont du Chêne.

L'activité industrielle sera en hausse jusqu'au début du 20ème siècle. L'industrie drapière attire les usines de machines textiles, ce qui provoque l'apparition de tanneries et de fabriques de chaussures.

Après la première guerre mondiale, Verviers devient, avec Bradford, capitale mondiale de la laine.

Vers 1930, la crise économique met en difficulté le textile, mais surtout la chaussure. La crise décisive du textile, qui se produira à la fin des années 50 de par la concurrence des pays en voie de développement, impliquera la disparition d'un grand nombre d'usines textiles et avec elles celle d'usines de construction de machines textiles. 

En 1976, effet de la loi Michel des « fusions des communes » : Ensival, Heusy, Lambermont, Petit-Rechain, Stembert et une partie de Theux (Polleur) fusionnent avec Verviers pour former le « Grand-Verviers ».

 

 

 

 

Le passé industriel de Verviers remonte au 10ème siècle. Le premier apport industriel fut fait grâce aux contacts établis à l'occasion des croisades. A la même époque, des laines anglaises étaient déjà traitées à Verviers.

Au 13ème siècle, l'industrie drapière commença à prendre naissance à Verviers et, au 14ème siècle, elle y était prospère. Le progrès de la jeune industrie drapière, du moins à l'origine, ne s'explique que par les bas salaires pratiqués par des artisans de fortune modeste, libres de toute organisation corporative et consacrant à la draperie le temps que les soins de la culture et de l'élevage n'absorbaient pas.

Au 16ème siècle, le Prince-Evêque Erard de la Marck céda aux tisserands verviétois un terrain le long de la Vesdre pour y établir des rames. Tout fabricant, à ce moment, ne pouvait avoir que deux métiers, un grand et un petit.

Au 17ème siècle, les produits s'exportaient en Italie, en Hongrie, en Turquie. Les draps de Verviers étaient célèbres et concurrençaient les draps anglais.

La "Guerre de Trente ans", en fermant les débouchés allemands, provoqua, sur la place de Verviers, une crise économique sans précédent. La concentration industrielle qui s'en suivit, si elle rendit une nouvelle vigueur aux affaires, aboutit en fait à l'instauration du capitalisme moderne avec ses tares et ses bienfaits.

Au 18ème siècle, ni tarifs protectionnistes, ni conflits sociaux n'entamèrent la prospérité de l'industrie verviétoise qui se créait des débouchés nouveaux jusqu'en Orient.

L'annexion du pays de Liège à la France, en octobre 1795, provoqua un arrêt complet des affaires et une misère sans précédent qui ne prirent fin qu'à l'établissement de l'Empire. Agrandie par les conquêtes napoléoniennes, la France offrit de merveilleux débouchés aux produits de la draperie verviétoise. A cette époque, les manufacturiers verviétois trouvent en la personne de Cockerill, un collaborateur de choix qui les fit profiter des récents progrès de la technique textile anglaise.

Verviers eut le privilège d'être la première ville à réaliser un métier à filer la laine. Ce fut ensuite une cascade d'innovations mécaniques qui transformèrent l'aspect de la ville en provoquant la construction de vastes bâtiments de fabrique.

La construction de la ligne de chemin de fer de la vallée de la Vesdre, en 1843, et celle du barrage de la Gileppe contribuèrent largement à l'essor de l'industrie drapière.

L'industrie textile a connu un certain déclin et peu d'usines subsistent encore à Verviers.

La reconversion du secteur, obligatoire, amène les industries à s'installer dans des zonings aménagés dans la périphérie : Petit-Rechain, Stembert et Lambermont.

Dans ces zonings se sont créées des industries de fabrication de machines outils, d'instruments médicaux et para-médicaux, du travail de la fibre de verre et de la matière plastique, des cuirs et fils synthétiques, des papeteries, des industries alimentaires, des fabrications métalliques, des agences de transports internationaux, des laboratoires de recherches, des centres d'analyses et de traitement de l'information et des industries textiles.

Aujourd'hui, le Centre Touristique de la Laine et de la Mode présente ce passé lainier.

Ce centre d'interprétation de la laine est installé dans l'ancienne manufacture Dethier construite en style néo-classique, au début du XIX ème siècle. Il présente un parcours spectacle interactif et dynamique. Des espaces scénographiés, des images en mouvement et des commentaires en plusieurs langues permettent de découvrir les étapes du processus de fabrication du drap de laine mais aussi l'histoire du costume. Sous d'imposantes charpentes en chêne, Verviersima accueille des séminaires et de remarquables expositions temporaires.

 

 

 

"Je file en ville" Cette promenade pédestre ou en autocar va à la rencontre de l'étonnant patrimoine bâti du centre urbain et d'une série de machines authentiques représentatives du travail de la laine.

Elle permet aussi la découverte d'immeubles remarquables qui rappellent l'éclat d'une des capitales de la laine

. Verviers est jumelée avec d'autres villes lainières européennes : Moenchengladbach en Allemagne, Bradford en Grande-Bretagne et Roubaix en France.

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