tilff

Image hébergée par servimg.com Image hébergée par servimg.com Pour authentifier les actes administratifs, la Cour faisait usage d'un sceau. Ce sceau de la Cour des Echevins de Tilff, d'après un document scellé le 15 février 1771, aux Archives de l'Etat, à Liège, porte un Saint Léger, en habits épiscopaux, tenant de la main droite un marteau et de la main gauche une crosse d'évêque. Le tout est entouré de la légende: «S. LEGER PATRON DE TIF SUR OURTE».

Origine du nom Tilff et Méry:

La première désignation écrite connue «TILVES» date de 1235; elle est contenue dans une Charte du 14 Mai donnée à Pérouse par le Pape Grégoire IX,

La dénomination a fait l'objet de plusieurs explications; toutes elles admettent .une ancienneté pré ou protohistorique d'origine indo-européenne.

Nous ne la maintenons pas et, sans nous prononcer définitivement, nous nous rallions à celle reprise ci après.

En celtique «TILVES» signifie un lieu planté de tilleuls, le mot étant composé de «til » le tilleul et de «wez ou vez » l'arbre. Remarquons qu'auparavant de nombreux tilleuls s'élevaient à Tilff; des anciens lieux-dits l'attestent.

Citons «â tiyou» Sur Cortil, «â tiyou d'mostroû» à Sainte-Anne, «Ii tiyou dè pré dès vês», le «tiyou dè tombeû».

Notons aussi qu'un tilleul a occupé une place importante dans la vie locale; il est notamment repris, comme point de repère commun, dans un Record de 1623 portant que le chemin principal venant de Colonster passait « l'eawe dessoub tilve ... en allant devant le tilliou a tilve ».

Quant à Méry, la dénomination signifie le ruisseau de la ferme, ou, par extension, le village du ruisseau de la ferme.

Elle viendrait de «Me» exploitation rurale ou ferme et de «Riu» ruisseau. Remarquons que la première mention rencontrée, en 1251, est «Merriu».

Signalons encore que selon les scribes, au cours du temps, les graphies «Tilves» et «Merriu» se modifièrent.

Nous avons trouvé: pour Tilff: Thivles, Thieve, Tivle, Tive, Tyff, Tif (sur le sceau de la cour de Justice);

pour Méry: Merriw, Meriwe, Meril, Merit, Merry,

 

Histoire de Tilff: L'existence de Tilff est très ancienne et, dès la préhistoire, la caverne dite «Trou des Nutons» est utilisée comme habitat à l'époque magdaléenne. De nombreuses trouvailles, tant objets que silex, attestent la présence de l'homme à l'époque néolithique.

La fondation de Tilff remonterait à cette époque; elle serait l'œuvre de CEDROS, quatrième Roi de Tongres avant l'ère chrétienne. Des vestiges de l'âge du fer ont été trouvés au «Tombeu». Ce Roi aurait aussi fondé Anthisnes, Namur, Seraing, Vaux-sous-Chèvremont et Visé.

Partie de l'Eburonie, la région fut occupée par les Romains; des céramiques en terre sigillée ont été découvertes au lieu-dit «Au Plope» et un trésor de trois cents pièces «Sur Cortil»,

La localité se développe sous les Rois Francs, puis est englobée dans la Principauté de Liège.

Le Chapitre de la Cathédrale Saint-Lambert, à Liège, en devient le Seigneur.

A partir de ce moment Tilff subit toutes les vicissitudes de la Principauté de Liège; la localité est spécialement concernée par les événements repris ci-après.

Tilff et Méry sont saccagés et brûlés en 1318 par les soldats de Jean de Bohême, duc de Luxembourg, au cours de ses démêlés avec le Prince-Evêque Adolphe de la Marck.

Puis, après une période, pendant laquelle de grandes calamités locales ne sont pas rapportées, il faut signaler, en 1544, l'invasion et les réquisitions des troupes impériales de Charles-Quint.

Ensuite le XVIIme siècle est particulièrement néfaste.

En 1607, déjà, des troupes espagnoles traversent la région, et, lors d'un passage, la relique de la Vraie Croix est volée à l'église de Tilff. Pendant la guerre entreprise par les Provinces Unies, pour obtenir l'indépendance, en 1634, la garnison de Limbourg envahit Tilff et emprisonne les notables et le curé.

Le village est occupé par les troupes du Duc de Lorraine en 1635, et, en 1636, par celles de Jean de Weert; il subit une nouvelle occcupation, en 1672, lors de la guerre de Louis XIV contre la Hollande.

En 1674, Tilff ou mieux Brialmont, sert de quartier général au major de Scharenberg; l'année suivante (1675), on y retrouve un commandant français.

C'est Gilles de Beaufays, officier du général Brandebourgeois Spaen, qui administre Tilff en 1677.

La même année, le village est repris par les troupes françaises du général de Calvo, et une garnison s'installe à Brialmont sous les ordres du capitaine de Crémeaux. Celui-ci, avant son départ, ordonne la destruction du château.

En 1690, on note des réquisitions suite au passage des cavaliers et dragons des troupes de Liège; en 1691-1692 la localité est fourragée et pillée par des troupes luttant contre la France.

En 1694, Brialmont est, à nouveau, occupé par des troupes liégeoises commandées par les capitaines Nicolas et Bihen, et ce lors d'une guerre de Louis XIV contre l'Allemagne.

Après 1700, une accalmie qui se profonge sous la domination française et le Royaume de Belgique procure à Tilff une vie relativetnent paisible ce qui a permis son développement.

Nous avons dit, ci-avant, que Tilff, au Moyen Age, était une seigneurie appartenant au Chapitre de la Cathédrale Saint-Lambert, à Liège.

Ce Chapitre y possédait les droits de «haute et basse justice, patronat de l'Eglise et de la dîme ».

Deux chanoines supervisaient l'administration de la localité, qui, en fait, était assurée par la Cour des Echevins ou Cour de Justice.

La Cour était composée d'un Mayeur et de six Echevins nommés par le Chapitre cathédral.

Pour l'administration générale, la Cour prenait des Records pour réaffirmer ou établir les usages généraux et locaux.

Dans ces Records il était, particulièrement, précisé les droits et les obligations du seigneur et des manants.

En matière de justice, la Cour connaissait de toutes les actions civiles personnelles contre les habitants de Tilff. En matière criminelle, sa compétence était limitée aux infractions dont la peine ne dépassait pas cinq florins d'or; dans les autres cas, la Cour devait «prendre recharge» et renvoyer les affaires aux Echevins de Liège.

Signalons aussi que la Communauté des habitants possédait quelques biens.

Pour administrer ceux-ci, répartir les revenus et les charges. les Tilffois se réunissaient en assemblées ou plaids.

Chaque année ils élisaient deux délégués appelés Bourgmestres qui étaient chargés de faire exécuter les décisions et de représenter la Communauté.

Toute l'organisation administrative et judiciaire d'Ancien Régime prit fin avec la Révolution française de 1789.

Remarquons encore qu'anciennement le village n'avait pas l'importance d'aujourd'hui.

La partie agglomérée de Tilff comprenait seulement quelques maisons érigées entre deux maisons-fortes aussi appelées «tours».

L'une était la tour de « BRUNSHODE » citée déjà en 1294; elle a fait place au Château de Tilff.

L'autre, la maison «des Prez », tour ronde avec pont-levis, est entièrement disparue; elle était située, en retrait du chemin principal, entre les rues dénommées actuellement avenue Wauters et rue Fréson.

D'une Charte de 1311, on peut déduire que cette tour fut celle de la famille noble dite «de Tilves».

En plus, il y avait quelques constructions Sur Cortil, à Sainval, au Plope, la ferme du Tombeu et le château de Brialmont.

A Méry, le château du Monceau, des maisons voisines et l'important quartier aggloméré dit des «nêveus" (bateliers) entre le pont et Crèvecœur.

Sur la rive gauche de l'Ourthe, à Tilff, des maisons Sur le Mont, un petit groupe d'immeubles en «paradi» (bas du Fond du Moulin) et deux ou trois maisons le long de la rivière (chemin de fer actuel).

L'aspect de Tilff ne se modifia que fin du XIXme siècle.

La création de nouvelles rues entraînera la construction d'immeubles; la localité prendra une nouvelle physionomie.

Celle-ci s'est maintenue et, seuls, des travaux nécessités par une bretelle d'accès à une autoroute l'ont modifiée.

1 vote. Moyenne 5.00 sur 5.

Voyage en Amérique Latine Publicité pour ton site et échange de bannières

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site