Solwaster

Solwaster fait partie de la commune de Sart-lez-Spa récemment unie à Jalhay par la grâce de la trop fameuse fusion des communes.

Charmant et paisible village, blotti aux pieds des collines qui forment contrefort du haut plateau de la FAGNE.

De 1815 à 1819, il jouxtait la frontière de la Prusse, au chemin de la " VEKEE " (actuellement on écrit vecquée)

Il a conservé un caractère de calme et de paix, malgré les grandes transformations de ses chemins et de ses maisons.

Il n'y a guère, typique village ardennais, Solwaster comptait autant de fermes que de maisons. Le toit de chaume était la règle, et le fumier plantureux devant la maison. Les habitants étaient plus nombreux qu'actuellement. Ils vivaient pratiquement en " circuit fermé ". Maintenant restent en activité à peine 5 fermes de petite ou moyenne importance. La plupart des jeunes, lorsqu'ils se marient désertent le village pour s'établir à proximité de leur travail : Verviers, Liège, plus loin encore.

De ce fait, la population dans son ensemble devient de plus en plus relativement âgée : en 1976 il ne restait que 24 enfants à l'école du village. En 2001, l'école compte une population de 45 élèves en primaires et de 17 élèves en maternelles.

Par contre les secondes résidences se sont multipliées et le nombre de promeneurs et de vacanciers .....

Le charme de Solwaster, c'est en premier, un certain isolement. Non que l'on y vive replié sur soi-même, ni que les habitants soient " sauvages ". Mais situé en dehors des grands-routes, le village a conservé la paix, loin du bruit.

Certes, tous les chemins sont asphaltés, mais ils mènent tous à la forêt ou à la Fagne. Cela n'empêche que de nombreuses voitures et de nombreux cars amènent en semaine comme le week-en beaucoup d'amoureux de la nature.

Tant de promenades le long de la rivière et des ruisseaux ou encore dans la Fagne toute proche sont merveilleuses et valent la fatigue ...

Solwaster est situé dans une véritable clairière au milieu de la forêt qui l'enserre de toutes parts. Ses maisons se groupent près de sa petite église ...

Mais Solwaster a aussi ses " faubourgs " ...

Parfondbois au nom évocateur se niche au bord de la Hoëgne. Minuscule hameau niché sous les contreforts de Gospinal et du Roslin, vrai cadre de légendes ! A l'opposé, Chafour dans un val charmant formé par la Statte, et tout là-haut, au sud, Maison fagne qui l'hiver venu grelotte dans ses neiges et ses frimas. Enfin au débouché de la route qui de Sart dégringole le bois du Roslin, trois maisons veillent en sentinelles l'unique accès au village. Là gît le vieux Moulin Thorez, bien connu des anciens fagnards, ainsi que la scierie.

Altitude au seuil de l'église : 373 m 171, mais à l'ancienne borne frontière, elle est de 599 m 24.

Dans son ensemble, le sol est argileux et schisteux. On trouve aux bords de la Hoëgne du schiste ardoise. La fin de son exploitation est relativement récente; on peut encore y voir certaines galeries s'enfonçant sous le Roslin dangereuses parait-il à explorer. Là aussi se trouve de l'ampélite alumineux : l'ampélite est un schiste contenant de la pyrite alumineux (sulfure de fer brillant), contenant l'alumine ou oxyde d'aluminium, de même nature que les pierres précieuses, telles rubis et saphir. Heureusement on y chercherait en vain des trésors !

Les anciennes cultures : seigle (en wallon WASSIN) et avoine ont disparu. Seuls subsistent avec les bois et taillis les nombreux pâturages où se pratique l'élevage du bétail principalement pour les produits laitiers. Deux laiteries existaient au village, elles ont disparu.

Au commencement était la forêt ...

ses habitants et les tourbières ...

Solwaster, nous l'avons dit, se situe dans une véritable clairière, au milieu de la forêt.

Pour certains, son nom viendrait d'un STER (terrain à l'origine inculte) mais dans lequel on cultivait le seigle : en wallon WASSIN.

Pour d'autres le nom serait d'origine germanique en allemand, WASSER signifie eau ...

Pour d'autres encore, SOLWA serait un nom de famille, tout comme JEHANster, PEPINster ...

N'étant ni linguiste, ni étymologiste, nous avouons notre ignorance

Sans entrer en polémique au sujet de l'étymologie du nom, non plus que sur l'authenticité du Dolmen, on peut croire que notre village, s'il ne fut pas habité par les celtes, était pourtant fréquenté par eux. Les forêts épaisses, plus denses encore à cette époque, devaient être un endroit privilégié pour les druides et leurs ouailles. Mais cela, c'est de la préhistoire, sinon ... du rêve ...

L'histoire de Solwaster est celle de Sart. Avant 1467, Sart possédait déjà une mine de fer. Etait-ce au bord de la Hoëgne, donc à Solwaster ? Sart comptait aussi en activité, forges et autres usines.

En 1457 déjà, les habitants jouirent du droit de bourgeoisie. Le Perron, symbole des libertés communales y fut dressé par les liégeois. Hélas en 1468, tout fut détruit par les troupes de Charles le Téméraire : il se vengeait ainsi des Franchimontois. Ce fut le déclin, puis la ruine de l'industrie métallurgique de Sart.

Cependant, en 1841 (selon Delvaux, dictionnaire géographique de la province de Liège) on pouvait encore y voir deux moulins à farine (peut-être Moulin de Sart et Moulin Thorez ?), une foulerie de drap et deux filatures de laine, à la mécanique ... On récoltait seigle et avoine, ainsi que du fourrage. Il y avait 25 chevaux et 1400 bêtes à cornes .... Solwaster comptait alors 70 maisons.

Pour activer les forges, au XVe siècle, et probablement déjà aux siècles précédents, on se servait de charbon de bois. C'est là vraisemblablement l'origine de Solwaster. Au sein de la forêt, dans une clairière défrichée, s'édifièrent des cabanes de charbonniers. A divers endroits on peut encore maintenant voir nettement les emplacements où l'on brûlait le bois. Ces cabanes se transformèrent bientôt en petites fermes. En tout cas, il est certain que la population s'accrût très fort, car en 1719, on édifie une chapelle dédiée à St Antoine de Padoue. Elle est consacrée en 1757 et desservie par le vicaire de Sart. Elle était située au centre de la place actuelle.

Détail pittoresque, maintenant encore, la Fabrique d'église est propriétaire de cet emplacement.

En 1844, la chapelle est devenue trop petite pour le nombre d'habitants : elle fera place à une église.

La première pierre est bénite le 25 avril 1844 par le Doyen de Spa : Servais MARECHAL. Le 25 septembre 1845, l'Evêque de Liège Théodore ALEXIS de MONTPELLIER, consacre l'église et son autel. Déjà le 2 septembre de cette année, deux cloches avaient été placées dans la tour. En 1884 on ajoute à l'église une sacristie. Puis en 1896 la tour est démolie, l'église agrandie, le chœur élargi, et la tour actuelle est édifiée. Plusieurs fois restaurée, la dernière restauration de l'intérieur date de 1999.

Signalons encore qu'en 1850, un incendie menace toutes les maisons du village. Heureusement circonscrit, les habitants en reconnaissance à Dieu firent don à l'église d'un magnifique ostensoir renaissance.

Le 9 août 1832 avait vu déjà, l'érection des fonts baptismaux. Premier baptême, le 4 décembre 1832 de Marie Catherine MALAY par Jean Gilles BARTHELEMY, vicaire à Sart.

En cette année 1832, il y avait 587 habitants à Solwaster dont 451 en âge de communier ! Depuis lors, la population a bien diminué ... !

Le 11 juillet 1842, la chapelle est détachée de la paroisse de Sart, et érigée en paroisse succursale.

Premier mariage en 1843 : Jean Joseph CRABUS et Marguerite COLLARD. Il est célébré par le vicaire DESCHAMPS de Sart.

Voici la liste des curés desservants :

1842 - : DESCHAMPS 1843 - 1854 : Godfroid MONTFORT 1855 - 1860 : Théodore HUBIN 1860 - 1872 : Jean Baptiste MAIRLOT 1872 - 1877 : H - J. LESPAGNARD 1877 - 1879 : G. BIERINGS 1879 - 1882 : BOURGEAUX 1882 - 1888 : J - F. FRANSSEN 1888 - 1907 : Edouard BEHR 1907 - 1933 : Eugène VALENTIN 1933 - 1938 : R. NOLDEN 1939 - 1966 : Louis GEORGES 1967 - 1969 : Raymond NIHAN 1969 - 1971 : Antoine XHROUET 1971 - 1984 : Lucien DURIEUX 1984 - 1994 : Guillaume HAVRON 1994 - 20?? : André LIEUTENANT


 Son Altesse Royale, la princesse Clémentine de Belgique à Solwaster.

Née le 1 mars 1904, la toute jeune Société-chorale de Solwaster allait avoir le grand honneur de recevoir la visite de Son Altesse Royale la princesse Clémentine de Belgique (fille de Léopold II, née en 1872).

A la demande de Paul LAMBERT, président du concours hippique, par l'intermédiaire de Monsieur le Curé Behr et de Lambert LAURENT, le président Joseph PIQUERAY propose à l'assemblée du 13 août 1905 d'organiser une petite réception en l'honneur de son Altesse la princesse.

Pourquoi la princesse à Solwaster ?

Tout simplement pour assister au cross-contry organisé le mercredi 16 août 1905.

La place du village était bien petite pour accueillir tout ce beau monde. Vers 14 heures, des cocardes tricolores sont distribuées aux membres de la chorale, puis on attend ...

Enfin 15 h.30 ! Chacun se hausse sur la pointe des pieds ...

Son Altesse Royale arrive dans son beau carrosse tiré par deux chevaux. Une petite fille, timide, s'avance et offre un joli bouquet de fleurs.

A la sortie de l'église, la chorale placée sous la direction de Célestin FRANSOLET exécute brillamment la Brabançonne. Très émue, son Altesse remercie la foule qui ne cesse de l'acclamer.

Les nombreux " équipages " dont celui de la princesse en tête défilent vers le champ de courses (Parfondbois). Et la chorale ferme la marche en chantant fièrement.

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