Vallée du Ru de Polleur

Vallée du Ru de Polleur.

Jadis, le nom de ce qui constitue le cours supérieur de la Hoëgne était donné à toute la rivière ("Aiwe du Poleûr"); actuellement, il désigne une partie du cours d'eau, depuis sa source jusqu'au Pont du Centenaire.

En amont de Hockai, deux ruisseaux s'unissent pour former le Polleur. Le plus septentrional naît au sud-ouest de la Baraque Michel, en cette fagne de Herbôfaye qui est la partie de la Réserve au sud-est de la Vèkée. On le nomme Ru de Herbôfaye, ou encore, Ru de la Baraque. Parvenu à la hauteur de la Croix des fiancés, il descend en méandres vagabonds vers le sud-ouest à la rencontre de la branche plus méridionale, celle qui déjà porte le nom de Polleur. Ce ruisseau prend sa source au sud de Mont-Rigi, en contrebas de la Fagne de la Polleûr. Son cours est davantage orienté vers l'ouest.

Longuement accompagné d'une langue tourbeuse en rive droite, il s'encaisse bientôt pour longer l'escarpement du Beaulou.

Cet abrupt extrêmement marqué est le plus important du Haut Plateau fagnard. Il domine d'une hauteur de 20 m le val du Polleur pendant près de 800 m. Au bas de celui-ci, et pratiquement sur toute sa longueur, l'on observe un vaste pierrier. Dès après, le Polleur passe sous le pont de l'empierrement de Beaulou, alias l'ancien chemin de Malmedy – Eupen. Il s'incurve davantage vers l'ouest et est toujours bordé d'une lande fangeuse sur plus de 500 m.

Le Polleur reçoit, en rive gauche, l'un ou l'autre drain profond, issu de la tourbière enrésinée de l'est du massif de Lonlou. Puis il rejoint le Ru de Herbôfaye.

Notre rivière parcourt une grosse centaine de mètres puis reprend la direction ouest-sud-ouest. Sur sa rive gauche, une lande le borde qui remonte vers le sud-est en une large trouée dans les pessières jusqu'au cœur de Lonlou. Au-delà et jusqu'au Pont du Centenaire sous Hockai, le Polleur coule en un lit caillouteux enserré dans de profondes pessières.

Deux rus innommés, qui enserrent le Bois Raquet descendent de la Fagne de Xhoffrais. Au bas de la fagne de Polleur, véritable damier de landes et de plantations, notre rivière cascade sur de nombreux blocs de quartzite, puis, par un angle droit, prend la direction ouest-nord-ouest et contourne l'avancée méridionale du Bois de Cossonfay. Dès après la courbe, le Pont du Centenaire surplombe les eaux de ses arabesques de ciment.

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