Vallée de la Hoëgne

La Hoëgne.

Dès les premiers siècles de notre ère, comme la Helle et l'Eau Rouge, cette rivière a formé, dans son cours supérieur, dit "Ru de Polleur" la ligne séparative des "cités" ("civitates" romaines) puis évêchés de Tongres (Liège) et de Cologne.

Assurément, la plus connue des rivières fagnardes, maintes fois vantée pour son pittoresque touristique et l'attrait de son val mystérieux, la Hoëgne est profondément intégrée à la vie pastorale de nos villages wallons. Il faut sans doute en voir la cause dans sa proximité, mais plus encore semble-t-il dans le fait qu'elle descend le versant occidental du Haut Plateau.

En amont de Hockay, précisément, notre rivière porte un nom fort ancien: le Polleur

Ce ruisseau prend sa source au sud de Mont-Rigi en contrebas de la Fagne de la Polleur.

Longuement accompagné d'une langue tourbeuse en rive droite, il s'encaisse bientôt, sous le Bois de la Poulète, et va longer l'escarpement du Beaulou. Cet abrupt extrêmement marqué est le plus important du Haut Plateau fagnard. Il domine d'une hauteur de 20 m le val du Polleur pendant près de 800 m,

Au bas de la Fagne de Polleur,…notre rivière cascade sur de nombreux blocs de quartzite, puis, par un angle droit, prend la direction ouest-nord-ouest … Dès après la courbe, le pont du centenaire surplombe les eaux de ses arabesques de ciment, la vèkée le franchit et grimpe sur la croupe de la colline de Cossonfay. En aval du pont, à une distance de 500 m, la vallée s'encaisse nettement;…A quelque distance en aval s'érige un promontoire rocheux au sommet duquel on a construit un belvédère romantique.

En face, sur la rive gauche, le site de la "Grosse Roche" évoque l'accumulation impressionnantes de blocs quartzitiques de toutes tailles qui garnissent le lit de la Hoëgne depuis la cote altimétrique 500 à peu près jusqu'au Pont de Belleheid ( 360 m).

La vallée, orientée ouest-nord-ouest, est particulièrement accidentée dans ce parcours; dénivelée de 150 m, elle marque la rupture de pente du thalweg. Et de tout temps l'on a aimé parcourir les berges tourmentées de la rivière sous le couvert des bois de bouleaux et d'aulnes toujours présents. On y a aménagé une sente et baptisé les sites et cascades de noms célèbres ou romantiques… Ainsi, la Cascade de Léopold II, entre les Rus de Cwèbehis et des Mollets.

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