Les Potales

Les Potales

La Fagne des Potales. La limite communale Jalhay – Baelen ( autrefois Membach) est définie, sur le sommet du Haut Plateau, par une droite brisée, longue de 1.880 m à peu près, qui joint la BP 156 (Fontaine Périgny) de l'ancienne frontière d'Etats à la Gileppe naissante, par les deux bornes FI. – CI.

A partir de la plus septentrionale de celles-ci, la limite suit approximativement la ligne de rupture de pente. Un quadrilatère fagnard assez vaste s'inscrit entre cette limite et la route N28. Sa déclivité s'accentue vers le nord où les enrésinements de la Fagne Gulpin en marquent le terme. Vers le haut, la bordure méridionale en est constituée, sur 700 m, par la vieille pessière d'Ovifat que longe la "Piste de Périgny". Non loin d'elle, le pilastre ancré à 672 m d'altitude et naguère surmonté d’une tour d’observation était le point culminant de la Belgique jusqu'en 1920.

Définie de cette manière, la fagne des Potales ou de Brochepierre est entièrement comprise dans le territoire communal de Jalhay.

La tourbe a été exploitée de longues années durant sur le replat du sommet et la toponymie en conserve le souvenir: "Les potales". D'une manière générale, le terme wallon "Potale" désigne notamment un trou rempli d'eau. Dans le cas précis, il se rapporte aux fosses d'extraction de tourbe. La fagne fut, en outre, régulièrement fauchée et stiernée dans le passé; ces pratiques conduisirent à la dégradation de la tourbière, que divers travaux d’étrépage s’efforcent aujourd’hui de restaurer.

La Helle prend sa source sur le versant oriental de cette tourbière; elle se forme en de multiples ruisselets ou même par des canaux enfouis sous deux mètres de tourbe.

Au nord, dans le bas de la fagne, non loin du coupe-feu limite de la Réserve, on aperçoit un bosquet de hêtres, adossé à la limite communale; la Gileppe y prend sa source et la Croix Mockel s'y dresse en lisière occidentale. De gros blocs de quartzite affleurent entre ces deux repères, au niveau de la rupture de pente. Les usagers de la lande dénomment traditionnellement l'endroit "Brochepierre", extension pratique mais abusive vers l'ouest de l'authentique toponyme. Le site est, du reste, remarquable à bien des points de vue: les horizons y sont extrêmement vastes, surtout vers le nord et l'est.

L'étude des groupements végétaux montre que la grande part de cette fagne, principalement dans l'ouest et aux environs de la Croix Le Prieur, est constituée d'une tourbière altérée où s'observent des linaigrettes vaginées, des sphaignes et des molinies. Plus à l'est, et en contrebas de Brochepierre, les molinies en peuplement pur indiquent l'altération complète de la tourbière. Au centre de cette fagne, sur le replat faîtier, on repère des îlots de tourbière intacte, avec des sphaignes, des narthécies, des rossolis à feuilles rondes et des linaigrettes vaginées; ils alternent avec des plages à sphaignes, molinies et scirpes cespiteux.

Image hébergée par servimg.com

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Voyage en Amérique Latine Publicité pour ton site et échange de bannières

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×