Sanglier - Sus scrofa

Nom scientifique : Sus scrofa (LINNE) Nom français : Sanglierl Nom wallon : Singlé Nom néerlandais : Everzwijn Nom allemand : Wildschwein, Schwarzwild Nom anglais : Wild boar

Le Sanglier fait partie de l’ordre des Ungulata (ongulés), famille des Suidae (suidés).

QUELQUES AUTRES DENOMINATIONS

Sanglier mâle : Verrat Sanglier femelle : Laie Jeune : jusqu’à 6 mois : marcassin (quel que soit le sexe); Bête rousse : jeune de 6 mois à 1 an (après la première mue, qui lui fait perdre les raies blanchâtres de son pelage); Bête de compagnie : sangliers de 1 à 2 ans ; Solitaire : vieux sanglier (généralement un verrat) vivant isolé.

LE PLUS SAUVAGE DES ONGULES DE CHEZ NOUS

Le Sanglier est le seul ongulé non ruminant présent dans nos forêts. Il est aussi le plus sauvage de nos grands mammifères. C’est un vagabond de naissance, sans doute l’animal de sa catégorie dont il est le plus difficile d’assurer le suivi et d’observer les évolutions dans l’espace et dans le temps. Sa population connaît des variations spectaculaires. Actuellement (2008), son abondance est étonnante, même si la plupart des animaux restent invisibles. On prend par contre conscience de leur présence au vu des traces parfois dévastatrices qu’ils laissent dans les bois, les cultures, les prairies, voire dans les jardins !

Chassé depuis des temps immémoriaux, le sanglier est aussi considéré comme une bête fauve. Il a la réputation d’être doué d’une résistance et d’une force peu communes. En témoignent les nombreux récits de chasse qui racontent comment des sangliers ont étripé les chiens, blessé les chasseurs, résisté à tous les assauts.

Instinctivement, beaucoup de promeneurs ont peur des sangliers, redoutant qu’ils ne soient agressifs. Cette réputation est certainement exagérée. Mais il n’en reste pas moins que le sanglier, sans être dangereux pour l’homme s’il n’est pas acculé dans ses derniers retranchements, est un animal particulièrement robuste et futé, capable de faire face à tous les dangers, à s’esquiver grâce à des ruses proverbiales et à sortir victorieux des situations les plus critiques.

MŒURS ET HABITAT

Le Sanglier est un animal fréquentant surtout les forêts, où il se cache dans les fourrés les plus épais et dans les zones buissonneuses difficilement pénétrables. S’il ne dédaigne pas s’aventurer de jour dans les clairières, il est surtout nocturne. La nuit venue, il entreprend des déplacements considérables, faisant parfois des dizaines de kilomètres en une nuit. En fait, il s’adapte parfaitement à la situation et dès qu’il croit avoir épuisé les ressources en nourriture dans un endroit donné il part à la recherche d’autres garde-mangers.

Omnivore, il s’accommode de tout ce qui lui tombe sous la dent, selon les saisons et les circonstances : herbivore, frugivore, insectivore, il recherche aussi activement les champignons, les racines (notamment des fougères aigles), les vers de terre, qu’il capture en creusant des galeries dans le sol (boutis) à l’aide de son groin fouisseur. Il peut faire des ravages dans les champs de pommes de terre ou de maïs, et se mue volontiers en fossoyeur de la forêt en éliminant les cadavres d’animaux plus infortunés que lui, notamment en hiver.

Quel que soit le jugement que l’on puisse porter sur la chasse et ses motivations, il reste que dans les conditions actuelles une « gestion » des populations de sangliers par intervention de l’Homme est nécessaire pour sauvegarder un certain équilibre du milieu semi-naturel qui est le nôtre.

Pourtant, s’il est chassé sans pitié, le sanglier est également volontiers « entretenu » par certains chasseurs grâce à des nourrissages, une pratique très contestable et qui a pour conséquence d’accroître encore la prolifération de l’espèce.

UNE VIE DE SANGLIER

C’est dès le début du printemps, parfois même en fin d’hiver, que la laie met bas ses marcassins. L’événement se produit dans un coin tranquille où la mère a vaguement aménagé une « bauge », nid rudimentaire, sorte de cuvette sur le sol, fait surtout d’herbages et de branchettes. C’est le seul moment où mère et progéniture seront fixés à un endroit bien précis, et ce pour quelques jours ou quelques semaines seulement. La laie peut donner jusqu’à 10 ou 12 marcassins par portée, mais en moyenne, les nichées sont de 5 à 6 petits.

Très vite après la naissance commence la vie de vagabondage, au gré des sources de nourriture disponibles, des aléas climatiques ou tout simplement de l’ambiance, tranquille ou mouvementée, qui règne dans une partie de la forêt. Le plus souvent les laies et les jeunes vivent en bandes parfois très nombreuses, les jeunes mâles restent de leur côté, les plus vieux deviennent solitaires.

Le rut a lieu en principe vers décembre-janvier, et comme la grossesse est de 4 mois, les naissances sont normalement programmées pour mars-avril. Mais cette règle connaît de nombreuses exceptions, et la fertilité est très influencée par l’alimentation. On a établi qu’en cas d’abondance en nourriture – et notamment en cas de nourrissage artificiel – les laies pouvaient être fécondes dès l’âge de 6 à 8 mois (au lieu de 1 à 2 ans), et avoir deux portées par an, l’une au printemps, l’autre en fin d’été ou en automne, ou encore trois portées sur 2 ans. Pas étonnant dès lors que malgré une mortalité naturelle importante chez les jeunes les sangliers puissent connaître de véritables explosions démographiques, d’autant plus qu’ils se trouvent sans ennemi, à part les maladies (peste porcine par exemple). Leurs prédateurs – loups, ours, lynx – ont en effet disparus de nos forêts.

LE SANGLIER EN HAUTES FAGNES

Le sanglier est présent sur tout le haut plateau fagnard, en particulier dans les massifs forestiers, mais également dans des milieux plus ouverts, notamment dans la réserve naturelle ; il se tient volontiers dans les zones buissonneuses et on le rencontre souvent dans les prairies et les cultures en bordure des bois.

Il est chassé partout en dehors des réserves.

Le Sanglier, comme le Cerf et le Chevreuil, fait l’objet d’études scientifiques dans le territoire – pilote expérimental de l’Hertogenwald occidental, « la chasse royale », devenue depuis une vingtaine d’années un secteur forestier voué au suivi des cervidés et à la recherche des méthodes de gestion les plus appropriées des animaux sauvages et de leur milieu.

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