Le Blaireau

Image hébergée par servimg.comLe Blaireau de Hombourg et d’ailleurs 

Une petite quinzaine de kg pour ± 30 cm de haut et ± 90 cm de long, le blaireau est caractérisé par sa tête blanche barrée de deux larges bandes noires : une bobine bien sympa pour un mammifère qui ne l’est pas moins !

Espèce protégée tant par l’Europe que par la Région Wallonne, il est omnivore et se délecte de petits rongeurs (mulots, campagnols), taupes, musaraignes, animaux morts ou mourants, escargots, limaces, lombrics (vers de terre), grenouilles et reptiles (lézards, couleuvres), de fruits tombés, de grains de maïs et de blé, de glands, de champignons, d’insectes et de larves. Il peut rester 3 mois sans manger en hiver, il passe l’hiver à sa manière, vivant alors au ralenti et puisant sur sa graisse.

Ses pattes ont 5 doigts armés de belles griffes et tous tournés vers l’avant pour mieux déterrer ses aliments et surtout creuser sa superbe maison souterraine. Son terrier (“château” dit-on parfois) possède plusieurs chambres : un dortoir familial (donjon), des caves à provisions, W-C, …, reliées par des couloirs, des cheminées d’aération et des bouches d’accès. Il y vit en famille et parfois à quelques familles apparentées formant ainsi un clan.

Image hébergée par servimg.com Le blaireau y dort de jour sur un lit douillet (litière de feuilles, fougères …) qu’il renouvelle très régulièrement. Il accepte même de partager des ailes de son château avec d’autres, dont le renard, générosité qui lui a valu d’être gazé en même temps que son locataire occasionnel soupçonné de rage. Près des sorties, il dépose toujours de grandes quantités de terres déblayées pour creuser son vaste domaine souterrain. 

Il vit de nuit et, doté d’une mauvaise vue, s’oriente surtout à l’odorat, suivant régulièrement le même chemin de ronde traçant de petits sentiers bien entretenus et zigzaguant de façon rigolote. Le clan possède un territoire de 20 à 150 ha qu’il marque par l’odeur des crottes “parfumées” qu’il dispose comme autant de bornes olfactives à ses limites frontalières.

La fécondation a lieu peu après la mise bas. Autre particularité : le fœtus connaîtra une première période de latence (non-développement) de ±10 mois et ne commencera son vrai développement que ±6 semaines avant sa naissance (ovoimplantation différée).

Enfin, que les enfants soient rassurés, notre ami est inoffensif … soyons le aussi pour lui.

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Commentaires (1)

1. Rosa 29/01/2013

Je suis strictement contre cette loi qui autorisera tuer les braireau! comme je l'ai lu dans le journal aujourd'hui à la télévision.

Merci!

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