Saint Martin

1000 lumières en l’honneur de la Saint Martin

Coutume bien établie dans les cantons d’Eupen – de Malmedy – de St Vith

Depuis environ 30 ans, les cortèges de la Saint-Martin font partie du folklore de la région. Cette année, non moins de 26 cortèges sont organisés en l’honneur de Saint Martin. Cette tradition remonte bien avant la Révolution française (1789), dans la cité de la Warche, car le Prince-Abbé de Malmedy se voyait contraint d’interdire l’allumage du feu de la St-Martin en 1763. Durant les années 20, des comités de quartiers s’étaient constitués afin de faire renaître cette tradition. A Eupen, la coutume remonte à 1779. On suppose, qu’un crieur traversa la ville avec son tambour afin d’annoncer l’événement. L’existence de plusieurs feux a été prouvée. Certains quartiers étaient mis en concurrence ; il était important d’avoir le plus grand feux.

Les cortèges dans les Cantons de l’Est

Autour du 11 novembre, des enfants munis de lanternes multicolores sillonnent les rues des petites et grandes localités et suivent un cavalier montant un cheval blanc représentant St-Martin. Pendant les semaines qui précèdent l'événement, les écoliers et les scouts bricolent activement leurs lanternes et autres accessoires et répètent les chants de la Saint-Martin. A de nombreux endroits, le cortège est précédé d’une liturgie de la parole et d’une scénette, jouée par les enfants du village, qui raconte la vie de Saint Martin. Afin d’apprendre le fond et le sens de la fête de la Saint Martin aux plus jeunes, une collecte de jouets et d’habits est souvent organisée. La fête se termine par un gigantesque feu et par la distribution des mirous. Les plus grands cortèges de la région ont lieu à Eupen, Raeren, La Calamine, Malmedy, St-Vith et Burg Reuland.

Le 11 novembre, Eupen se transforme pour un soir en une véritable ville-lumière. Les fenêtres des maisons sont éclairées et 5.000 flambeaux illuminent la ville. Le cortège atteint le « Werthplatz » au milieu d'un immense décor représentant la porte principale d'Amiens et c'est ici que Saint Martin partage son manteau avec le mendiant. A Raeren (11/11), le château sert de décor idyllique pour la mise en scène. Ici, près de 700 enfants reçoivent des Bretzel à la place des mirous. Des milliers de personnes se joignent au cortège de La Calamine (4/11). Un feu d’artifice au lieu dit de Galmei clôture la soirée.

Une très vieille coutume de Malmédy (10/11) met en compétition trois quartiers de la ville (Bâne d’èn-al-Valée, Bâne d’en Amont et Grands Prés). Il est en effet très important d’avoir le plus grand, le plus haut et le plus beau feu. C’est le prince carnaval qui prend le rôle de Saint Martin à Saint Vith (18/11). Saint Martin accompagné par le roi des tireurs et sa dame précède le cortège dans une calèche; ils sont escortés par des fanfares et des scouts déguisés en soldats romains. A Burg Reuland (10/11), la fête se déroule au pied des ruines du château. Saint-Martin se fraie un chemin par les rues sinueuses du village avant d’atteindre la cour intérieure du château. Là comme ailleurs, le grand feu est allumé.

Où ont lieu les cortèges de la Saint Martin dans les Cantons de l’Est?

03/11 Ligneuville

04/11 kelmis

09/11 Grüfflingen, Ondenval, Ovifat, Rocherath/Krinkelt, Weismes

10/11 Büllingen, Burg-Reuland, Eynatten, Hergenrath, Hinderhausen, Lontzen, Malmedy, Nidrum, Nieder-Emmels, Schönberg, Weywertz 11/11 Bütgenbach, Eupen, Hauset, Raeren, Recht, Xhoffraix

17/11 Kettenis

18/11 St.Vith

Les feux de la Saint-Martin à Malmedy (10/11)

Une très vieille coutume de Malmedy met en compétition trois quartiers de la ville. Il est en effet très important d’avoir le plus grand, le plus haut et le plus beau feu. A l’heure dite, musiciens et habitants du quartier se réunissent au lieu du rendez-vous. A 18 heures précises, les trois cortèges accompagnés par des musiciens se mettent en route, chacun vers son bûcher. Petits et grands « fuzèt zouler » (font tournoyer) les torches et chantent l’air de la Saint-Martin « l’èveuyo do l’Sint-Martin ». Ce chant wallon est incontestablement le plus folklorique, dynamique et coloré du répertoire musical local. Arrivée au pied d’œuvre, la foule entoure le bûcher qui sera allumé. Au fur et à mesure que le brasier gagne en intensité, le cercle s’élargit et les ‘cawês’ (farandoles) s’animent. La fête durera aussi longtemps que le bûcher flambera. La musique donnera cependant le signal du départ. Après les feux, retour en ville où la fête continue pour les grands par une belle ambiance dans les cafés.

Programme:

Dès 18h, départ des trois cortèges :

Bâne d'en Amont : Rendez-vous rue Neuve - Place du Pont-Neuf à Malmedy.

Le bûcher se fera sur un terrain situé Chemin de Xhurdebise, accompagné par un groupe de musiciens. Les sachets de friandises seront distribués au pied du Kiosque de la Place du Pont Neuf.

Quartier des Grands Prés : Rendez-vous au Stade du RFC Malmundaria - Avenue du Pont de Warche à Malmedy. Les participants se dirigeront ensuite vers le bûcher situé à l’arrière du DELHAIZE – rue des Grands Près, accompagnée par la société de musique "L'ECHO DE LA WARCHENNE" de Waimes. Les sachets de friandises seront distribués à la Buvette du RFC Malmundaria.

Bâne d'èn-al-Valée : Départ du café le Globe - rue Devant l'Etang à Malmedy.

Lu Bâne d'èn-al-Valée mérite une mention spéciale grâce à la participation d’un cavalier revêtu d’un uniforme romain. Le bûcher se fera sur un terrain situé près du Monument Apollinaire (quartier d'Outrelepont), accompagné par un groupe de musiciens. Les sachets de friandises seront distribués au café le Globe.

La vie de Saint Martin

Né, selon toute vraisemblance en 316 à Sabania de Pannonie (région romaine couvrant une partie de l'Autriche et de la Hongrie actuelles), d'un père militaire, il devient lui même légionnaire dans l'armée Romaine, mais se convertit rapidement à la foi catholique.

Libéré du service militaire, il fonda, vers 370, le premier monastère à Lieugé qui aurait été établi en Gaule. II y resta jusqu'à ce qu'il fut, à sa grande surprise, élu évêque le 4 juillet 371 à Tours.

ll vécu dans la plus grande austérité et habitait une grotte à Marmoutier où il fonde, en 372, l’abbaye de Marmoutier. C'est à Saint Martin que revient le mérite d'avoir évangélisé la région et au delà toute la Gaule

Martin est mort à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne, le 11 novembre 397 à l’âge de 84 ans.

L’évêque de Tours ou Saint Martin de Tours est le patron de la France et des villes allemandes de Würzburg et Mayence.

On dit que la fête de Saint Martin, coïncide avec les anciens sacrifices de la mi-automne. En France et ailleurs, la tradition voulait que le 11 novembre on mangeait l’oie et qu’on gouttait le vin nouveau.

Les rois francs avaient choisi le casque de Saint Martin comme symbole pour leurs drapeaux militaires, sans lesquels ils ne partaient pas en guerre.

Légende de Saint Martin

Se trouvant près d'Amiens, pendant le rude hiver 337, il rencontra un mendiant, nu et tremblant de froid. Comme il avait donné à d'autres pauvres tout l'argent qu'il possédait, il coupa son manteau et en remit la moitié au mendiant. La nuit suivante, Jésus lui serait apparu en rêve, entouré d'une légion d'anges, mais revêtu de la moitié de manteau donnée au pauvre. Il lui dit : Martin, qui n'est encore que catéchumène, m'a couvert de ce vêtement. Il fut tellement impressionné par cette apparition, que Martin reçut le baptême par la suite, à l'âge de dix-huit ans.

L’oie de Saint Martin

Souvent, Saint Martin est accompagné par une oie. Dans quelques localités des Cantons de l’Est, une oie fait l’objet d’une tombola au profit des enfants. Cette coutume trouve son origine également dans la légende. Lorsque Martin fut nommé Evêque de Tours, une telle peur l’envahissait devant cette dignité et ce fardeau qu’il se réfugia dans une étable d’oie. Lors de sa recherche, les croyants furent attirés par le coin-coin des oies et retrouvaient Martin qui ne pouvait plus refuser cette ordination.

„C’è-st-û-lu veûye du Sint-Martin“.

C’è-st-û lu veûye du Sint-Mârtin,

Nos-avans fini scloe à timps

Efilans don ès v^hès banses

Et lès tchènas sins-anse!

Trâ, lâ, la lâ...

 

Tchèrdans djambes du strin èt fahês,

Nu rûviyans nin lès vîs tonês!

Qu’i ploûhe, qu’i nîve, qu’î tone, qu’i djale,

Nos tap’rans tot à spale.

 

Prindans avou cinq’, sîh ramons,

Dès blancs d’ so l’fa, i sont si bons

S’on l’s-a méme hapé so lès hores;

Lès mêsses ènn’ont bin d’kore.

 

Montans èn-amont do croupèt;

Nos-èsprindrans qwand i f’rè spès,

Et noste èveûye sèrè l’pu bêle;

Lès djins spâgn’ront l’tchandèle.

 

Von’là l’feû qui s’èlîve o l’êr;

Loukoz don on pô ciste afêre!

C’èest todi nosse bâne lu pus fwate;

C’est co lèy qui l’èpwate.

 

Tot l’monde crit: „C’è-st-one saqwè d’bê!“

Ossu nos brêyans come dès vês

Et nos zoûlans âtoû dès flames

Avou l’ramon qui blame.

 

Po rud’hinde broûlans nosse djèrin;

 

Tchantans, crians: „C’èst l’Sint-Mârtin“;

Corans èn-al-valée do l’vôye

Tot nos sèwans à l’rôye.

 

Nos-avans fêt û l’Sint-Mârtin;

Cu sèrè dusqu’à l’an qui vint,

Et qwand n’moûr’ans, i s’tro^’rè d’s-ôtes

Qui sûront nosse vîhe môde.

 

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