stienpenhof

 

STIEPENHOF

 

 

Il y a quelques dizaines d'année d'ici, vivaient, dans une étable, un homme, dénommé Stiepenhof, et sa sœur Marie-Josèphe. Tous deux étaient voûtés, laids et vieux. La plupart des villageois avaient peur de passer devant l'étable, car la rumeur prétendait que Stienpenhof et sa sœur étaient, en réalité, des sorciers. Certains les avaient d'ailleurs aperçus, maintes fois, la nuit, en train de pratiquer la magie dans les haies et échaliers des prairies avoisinantes.

Bref, un jour d'été, en fin de matinée, Coemaet, un fermier de la région, montait le chemin, accompagné de son chien et de son cheval tirant une charrette. Arrivé à un endroit appelé Höfke, Coemaet s'arrêta, comme d'habitude, pour s'y reposer. Il s'assit sur le bord du chemin et se bourra une pipe. Non loin de là, son chien s'était couché confortablement dans le fossé.

C'est à cet instant que Coemaet aperçut Stiepenhof qui descendait la route en boitillant. Lorsque ce dernier les vit, surpris, il s'arrêta net.

« Faites partir ce chien ! », cria-t-il à l'adresse de Coemaet.

Coemaet sachant que son chien ne mordait pas, ne réagit pas. Il continua à tirer sur sa pipe tout en regardant la fumée s'élever au travers d'un rayon de soleil.

« Maintenant, retenez donc votre clébard ! », cria à nouveau Stiepenhof.

Coemaet ne broncha pas. Cela l'amusait plutôt, même.

« Ça, tu le regretteras ! », siffla Stiepenhof, entre ses dents voyant l'inertie de Coemaet. Il s'assit, alors, près d'une haie.

Au bout d'un quart d'heure, Coemaet voulut partir. Au moment où il se releva et voulut saisir la bride de son cheval, celui-ci commença à transpirer et ne bougea plus. Coemaet eut beau le tirer, le pousser, le fouetter, rien n'y fit. Le cheval semblait paralysé.

Alors, Stiepenhof contemplant le spectacle, se mit à ricaner.

« Ah ! Tu n'as pas voulu rappeler ton chien. Eh bien voilà ! Tu as eu ce que tu cherchais ! »

Coemaet, désespéré, ne savait plus quoi faire. A ce moment précis, la cloche de l'église de Plombières sonna midi. Instantanément, l'enchantement cessa. Le cheval put de nouveau tirer puissamment sa charrette, suivi derrière par Coemaet dodelinant de la tête, à peine remis de ses émotions.

Il y a quelques années, les vieux se racontaient encore cette histoire, en soirée. Et quand ils en parlaient, c'était de façon pensive, un peu mélancolique à l'idée que plus personne ne croyait aux sorciers et magiciens.

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