Le Château de Raeren

APPELLATION Die Burg Raeren ou Onderste Burg

LOCALITÉ 4730 Raeren

FAMILLE D'ORIGINE Jean d’Alensberg

ÉDIFICATION XVe siècle, 1583, 1902

STYLE Traditionnel

ARCHITECTE Inconnu

OCCUPANTS ACTUELS Musée de la Poterie de Raeren

AFFECTATION Musée et expositions temporaires

PROTECTION Bien classé le 20 mai 1950

L’histoire du château remonte au XVe siècle et son édification fut sans doute souhaitée par le premier seigneur connu, à savoir Jean d’Alensberg .

Il est cité en 1474. Alors le bien dépendait du Chapitre de Notre-Dame d’Aix-la-Chapelle. En 1500 le domaine était contrôlé par Jean Krummel de Nechtersheim. Sa fille Anne, unie à Jean de Lomont en hérita. En 1583, le fils de ces derniers prénommé Philippe drossard de Walhorn était propriétaire du bien.

Il fut marié à Jeanne de Bock.C’est lui qui, semble-t-il, fit agrandir la demeure. Deux générations de Lomont suivirent. Mais l’un des héritiers passa à la R.p.r. (Religion prétendument réformée, comme on disait jadis) et le Chapitre Notre-Dame d’Aix-la-Chapelle refusa l’investiture. Le petit-fils de Philippe fut bouté hors des lieux. Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, on retrouve des points d’ancrage dans une histoire qui fut troublée. On sait en effet qu’Elisabeth de Colyn (› Beusdael, est dame de Raeren. 

Elle était fille de Jeanne-Marie de Lomont. Sans doute y eut-il restitution du bien aux Lomont, mais on ne sait quand. Elisabeth convola avec Charles-Melchior de Broich. Leur héritière fut la sœur de Monsieur, Isabelle de Broich. Mariée à Jean-Gaspard Gilles, elle vit sa fille Catherine épouser Mathias de Flamige et fit entrer Raeren dans cette famille. Les Flamige gardèrent la maison forte jusqu’au 27 janvier 1790. À ce moment, il fallut vendre et c’est Jean-Henri de Schwartzenberg qui en profita; mais pas pour longtemps. Un Broich opéra un retrait lignager. Il reprit le domaine pour le refiler aussitôt contre monnaie sonnante et trébuchante au baron Philippe de Witte de Limminghe. Ce dernier ne garda Raeren qu’un an. Il vendit le lot en 1791 à Pierre-Joseph de Nys (1757-1826), uni à Anne-Thérèse van der Gracht (1758-1830). Leurs descendants gardèrent cette demeure jusqu’en 1916.

Aloïs Wilden en fit alors l’acquisition. En 1921 il revendait déjà son bien à Joseph-Matthieu Reul qui le possédait toujours en 1952. Plus tard la demeure fut vendue et elle devint en 1963 un musée de la céramique fort réputé.

À Raeren, nous sommes presque à la frontière avec l’Allemagne séparée de moins de trois kilomètres. Guy Poswick a donné dans ses « Délices du Duché de Limbourg » les grandes lignes historiques de ce petit domaine inscrit dans le village même de Raeren. Raeren dépendait du Ban de Walhorn.

Le château ou « wasserburg » construit totalement en moellons de calcaire présente la forme d’un donjon large et trapu de cinq travées montant sur deux niveaux et demi sous des toitures d’ardoises en bâtière et à coyaux. Les angles de la façade ouest qui regarde vers l’entrée sont assortis de deux tours circulaires engagées. L’une monte au-delà de la toiture et se termine par une terrasse à crénelage. L’autre est interrompue à mi-hauteur et permet au bel étage de profiter d’une terrasse qui surplombe le fossé rempli d’eau. Ces deux tours auraient été ajoutées, selon Reiners, en 1902.

La façade regardant au nord et longeant la rue est elle aussi précédée d’un fossé d’eau. Elle s’étire sur six travées mais présente un décrochage car il s’agit de deux édifices joints et allongés vers l’est; ils furent encore prolongés par une muraille d’enceinte. À la jonction des deux éléments une petite tour circulaire sort de l’eau. Sa toiture ronde est en poivrière.

La cour intérieure est constituée par des bâtiments bas anciennement à usage agricole piqués à certains angles de tours rondes à crénelages sans doute du début du XXe siècle ou couvert d’une toiture en poivrière à six pans.

On accède à la dite cour par un superbe portail à arc en plein cintre dont le fronton est limité à une pierre armoriée animée de volutes, de boules et d’un pot à feu. Les armes sont celles des de Nys et des van der Gracht, sans doute pas de Rommerswael. Le mur plat compte encore deux chiffres armoriés « JB » pour les Bock et « FL » pour les Lomont. Au-dessus de la porte d’entrée, se trouve une quatrième pierre gravée datée de 1583.

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Commentaires (1)

1. Misson de Saint-Gilles 12/01/2012

Intérêt marqué pour tout ce qui concerne les PEL(T)ZER originaires d'Aachen, Welkenraedt, Baelen, Kettenis etc...

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