chateaux de Streversdorp

APPELLATION Streversdorp

LOCALITÉ 4850 Montzen (Plombières)

FAMILLE D'ORIGINE van der Knovel

ÉDIFICATION XIIIe au XXe siècle

STYLE Fortin moyenâgeux

ARCHITECTE 

OCCUPANTS ACTUELS Les Jansen et d’autres copropriétaires

AFFECTATION Résidences privées

PROTECTION Classé le 12 novembre 1954

Divisé en quatre appartements, Streversdorp semble immortel.

Les murs de Streversdorp sont épais d’un mètre cinquante, voire plus, depuis le Xviiie siècle. C’est une chance. En hiver, il y fait polaire et les cheminées flamboient. Mais en été, la fraîcheur de ses salons aux lignes un peu austères, pour cause, inviterait à la paresse si nos hôtes n’étaient de fameux intellectuels, professeurs à l’Université d’Aix-la-Chapelle. Il y a des livres d’art partout dans cette maison. Streversdorp vit et pense.

Un château qui a de la gueule

Peut-on espérer meilleur sort pour un donjon puissant, entouré d’une eau alimentant la Gueule, qui va se jeter dans la Meuse non loin dyson , et logiquement peu ouvert sur l’extérieur ? Certes non. M. et Mme Michael Jansen rient de la vie, comme les moellons de grès et de calcaire de leur bâtisse se rient du temps écoulé, voire écroulé. Ecroulée comme jadis l’était la moitié de la tour d’angle circulaire sommée d’une toiture en poivrière. Elle s’était ouverte en 1965 et pendant 25 ans elle offrit aux vents furieux les lambeaux de sa gloire comme le vécut le château Coloma à Leeuw-Saint-Pierre . Les Jansen sont là depuis le début des années nonante. Il était temps.

Streversdorp, dit aussi château « de Graf », a failli mourir dans l’indifférence comme en témoigne des photos anciennes. Par contre, la pauvreté de ses propriétaires successifs, empêchés de l’embellir et de lui donner le confort des XVIIIe et XIXe siècles, a permis de conserver cette maison-forte dans un aspect presque initial. Autre chance. Au vrai, le Graf a de la gueule. On accède à la demeure seigneuriale par une cour de ferme bordée de deux ailes. L’une est constituée de briques, l’autre de moellons de calcaire. Celle de gauche remonte à 1687; celle de droite date du XVIIIe siècle et s’achève en beauté sur une chapelle consacrée en 1734.

Un commandeur teutonique

On y pénètre - à ses risques et périls - par un petit portail cintré aux claveaux et piédroits ornés de cartouches moulurés en creux. Les armes sont celles de Vincent van der Heyden, dit Belderbusch et de son épouse Marie-Claire de Westrem de Göttendorf. On se souviendra que les comtes de Belderbusch avaient donné au début du XVIIIe siècle un Grand-Commandeur de l’Ordre teutonique au château des Vieux-Joncs (près de Hasselt). Le château de trois niveaux posés sur de hautes caves est précédé par un pont dormant à trois arches; il menait au pont-levis. 

Le portail semble dater de 1738. L’élévation du donjon est disposée presque en carré autour d’une surprenante cour centrale plus profonde que le plan d’eau.

Plusieurs blocs constituent ce massif imprenable et la face nord n’est illuminée que par des ouvertures de tirs et les restes de trois latrines, comme à Chillon, sur le lac Léman. A l’intérieur survit encore une salle voutée en berceau, exceptionnelle par son décor peint vers 1520.

Un seul tiers est conservé. Il a plu dessus pendant trop longtemps. Pourtant, le château est classé depuis 1954. On notera encore les noms des propriétaires successifs dont en 1350 van der Knovel, puis les van Macrellage, van den Horlick et, de 1530 à 1810, les Belderbusch. Le bien passa ensuite à Arnold Thiriart pour être cédé au chevalier Xavier Janne dorothée et suivre chez les Roelants de Stapper. On ne visite pas. Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com

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