Château de Lontzen

APPELLATION Château de Lontzen

LOCALITÉ 4710 Lontzen

FAMILLE D'ORIGINE Les sires de Lontzen

ÉDIFICATION XIVe siècle; 1738; 1980

STYLE Classique

ARCHITECTE 

OCCUPANTS ACTUELS Anonymes

AFFECTATION Résidences privées

PROTECTION Bien non classé

Sauvé par des Allemands passionnés, Lontzen s’est coupé en quatre pour assurer du bonheur.

Depuis 1986, Lontzen mène une existence partagée entre ses différents propriétaires. La plupart viennent d’Allemagne. Ils se distribuent, avec d’autres, les espaces du château comme ceux des belles dépendances. Celles-ci semblent parfaitement conservées depuis l’Ancien Régime. Du haut de leur colline, elles produisent un joli effet de rempart. C’est à nos voisins germaniques que l’on doit la reconstruction – presque à l’identique mais quelque peu asséchée – d’un château historique qui brûla vers 1975 comme nous le signalait naguère Rolf König, un de ses sauveteurs.

Les « Délices » de Poswick

Dans cette région, la référence bibliographique se trouve dans les « Délices du Duché de Limbourg » publiés vers 1951 par Guy Poswick. Dans la section des seigneuries situées « en deçà des bois », Lontzen occupe une place importante. Le château est toujours totalement entouré de douves comme le connurent sans doute les sires de Lontzen. Du château primitif, il ne resterait, selon l’auteur, que deux tours rondes de l’enceinte extérieure. L’une est située près de l’entrée tandis que la seconde sert de raccord entre deux ailes de la ferme. Elle est ornée d’une magnifique pierre armoriée que n’évoque pas Poswick, ce qui voudrait dire qu’elle est rapportée. Au Moyen Âge, le château ne relevait pas du duc de Limbourg mais de la prévoté de Notre-Dame d’Aix-la-Chapelle. En 1275, le bien était en possession de Conrad de Lontzen, sénéchal du duché. En 1288, Lontzen fut détruit par les armées du duc de Brabant. Ce qui restait du domaine passa à travers les femmes aux Holsit dont un fut drossard de Rolduc. À leur suite vinrent les Welkenhuysen puis les Neufchâteau, les Gulpen puis les Glotstein.

Les troupes de Farnèse

Quand ceux-ci étaient à Lontzen, ils virent débouler les armées espagnoles du duc Alexandre Farnèse en 1578. Par les filles à nouveau, Lontzen échut aux comtes de Schellart. En 1696, les troupes du duc de Brandebourg passèrent par là et rasèrent la tour principale. Le castel en fut délabré et en 1732, le dernier Schellart encore intéressé par cette terre vendit le bien au comte Jacques-Louis d’Harscamp  marié à la baronne Marie-Elisabeth de Rolshausen . Quand on passe sous le portail d’entrée du parc, on voit à la clé leurs armes réunies. En 1738, ils réédifièrent leur maison. Les héritages firent entrer à Lontzen les comtes de Hochsteden puis les comtes d’Auxy jusqu’en 1845.

Effet de perspective

C’est en cette année qu’un d’Auxy put s’en défaire au profit d’André de Grand Ry, époux de Marie-Thérèse Godin. Leurs armes couronnent la travée centrale d’accès à la résidence. En 1882, les petits-enfants de ce couple vendirent le domaine à Léon Nellesen. Toujours par voie successorale, Lontzen fut transmis à Rose Nellesen, épouse du baron Philippe Ostman von der Leye (1864-1937) et ensuite à leurs deux filles. On ne sait pas quand elles se séparèrent de ce bien. L’entrée légèrement pentue du domaine permet de profiter de l’effet de perspective suscité par les communs alignés comme à la parade. Les bâtiments sont érigés sur deux niveaux sous des bâtières couvertes de tuiles. Les façades sont constituées de moellons de calcaire principalement et de grès accessoirement.

Les baies – carrées ou en arc en plein cintre – sont à petits carreaux. Elles sont ceinturées de linteaux et de montants en briques. La tour d’angle est sommée d’une toiture hexagonale piquée d’un bulbe. Le château, posé sur un fort soubassement percé de rares jours, est défendu par un pont au garde-corps de style Louis XVI, comme celui du perron. Il présente sur sa face d’accès située au nord un corps central de trois travées et deux ailes de deux travées chacune s’élevant sur deux niveaux sous la toiture d’ardoises mansardée. On remarquera les chaînages d’angle. La façade ouest présente trois travées et elle est ornée d’un oriel à trois pans du XIXe siècle surmonté d’un joli clocheton. La façade sud n’est animée que par huit travées.

Sauvé des flammes par des Allemands généreux, Lontzen a retrouvé sa destination. Un bel oriel anime la façade vers l’allée d'accès.

On ne visite pas.

 

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