Château d’Eulenburg

APPELLATION Château d’Eulenburg

LOCALITÉ 4850 Moresnet (Plombières)

FAMILLE D'ORIGINE Victor David

ÉDIFICATION De 1878 à 1901

STYLE Éclectique, à dominante néo-gothique

ARCHITECTE Victor David

OCCUPANTS ACTUELS Famille Heusch

AFFECTATION Résidence privée

PROTECTION Bien non classé

Comme un repère de grands-ducs, Eulenburg attend la nuit.

Son nom se réfère à la maison des hiboux car les vieux plans cadastraux évoquent pour ce site accidenté la « Eulenfelztburg », soit la forêt des hiboux. Posé sur une colline dominant la petite rivière dénommée le Leverbach, qui se jette dans la Gueule, le château fait face au viaduc de Moresnet. Un des propriétaires, Gerhart Heusch, nous disait que « la demeure avait été érigée par son arrière-grand-père, Victor David. C’est lui qui a dessiné le château; il fut son propre architecte et il s’est fourni en moellons de grès dans son territoire privé. Il possédait en effet une carrière en cet endroit. La carrière se trouve toujours dans le parc qui s’étend sur sept hectares, mais elle n’est plus exploitée ».

Le Frioul comme souvenir

« Il rêvait d’un château dans l’esprit de celui de Miramar à Trieste, résidence des archiducs Maximilien et de Charlotte d’Autriche-Hongrie. À dire vrai, il s’agissait d’un état d’esprit général, d’une mode pour les bâtiments romantiques piqués d’historicisme. Personne dans la famille ne sait où il a puisé véritablement son inspiration ». L’histoire successorale est simple. L’aïeul avait épousé une fille Deden. Ils eurent deux filles qui héritèrent du château en 1921 à la mort de Victor David. L’une d’elles épousa un fils Deden qui n’était pas apparenté aux précédents. L’autre était la grand-mère de M. Heusch. Elle épousa M. Bischoff, natif d’Aix-la-Chapelle. Les Bischoff eurent à leur tour deux filles dont une était la mère de notre hôte, épouse de M. Heusch, décédé en 1970. « Ma grand-mère hérita d’Eulenburg vers 1955, neuf ans avant de décéder, en rachetant les parts de sa soeur. La soeur de notre mère vit toujours mais elle n’a pas d’enfant de son mariage. Il y a quelques années, nous procédâmes à un nouveau partage du bien en faveur de la famille Heusch puisqu’il y avait là une descendance. Nous sommes en indivision entre cinq frères et soeurs depuis le décès de notre mère en 1999 ».

Aspect de forteresse

L’apparence de la demeure la met en relation évidente avec les traditions germaniques des forteresses moyenâgeuses. Le château d’Hergenrath pourrait être une source stylistique à défaut d’un apparentement de taille. Eulenburg est en effet un petit château construit en L et uniquement en moellons. Il est installé sur une terrasse artificielle appuyée sur de hauts murs à crénelages animés de petites tours de guet. Son aile principale, exposée à l’ouest, est composée d’un massif rectangulaire de deux niveaux limité à ses extrémités par deux tours rondes partiellement engagées, percées de trois baies en arcs brisés pour chacun des quatre niveaux. Ces tours présentent l’une et l’autre un encorbellement et une toiture en poivrière. De manière à offrir du mouvement à son édifice, M. David a placé une tour carrée montant sur trois niveaux sous l’encorbellement et une haute toiture en bâtière à coyaux.

Les baies sont aussi en arcs brisés. L’aile principale surveille une crête en bas de laquelle se trouve l’entrée du domaine. Un mur ouvert comme une corolle donne envie d’accéder à un portail en arc brisé coincé entre deux piles carrées hexagonales. Un joli chalet de gardiens est situé juste derrière le portail à droite. La cour ouverte du château regarde au sud. Outre le massif faisant face à la pente qui s’étire ici sur trois travées, dont une aveugle, et deux niveaux limités par un cordon, l’architecte a imaginé un salon d’hiver en forme de grotte, d’un niveau, couvert d’une verrière.

Un pignon crénelé le domine; il est limité par une tourelle ronde à toit plat. Suit alors un portail en plein cintre surmonté d’un passage couvert, derrière lequel s’accroche une autre tourelle en poivrière, menant à l’aile orientale. L’aile s’étire sur quatre larges travées dont deux sont placées en avancée dans un massif grimpant sur trois niveaux sous un pignon crénelé. Vers le nord, cette aile est à nouveau terminée par une tour carrée. C’est peu dire que ce château est une curiosité que l’on peut observer de loin.

On le voit de la route. Il ne se visite pas.

À la nuit tombée, des paires d’yeux haut placés regardent de partout. De quoi donner le frisson ! Image hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.comImage hébergée par servimg.com

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Commentaires (2)

1. Emiel 28/01/2015

Y a-t-il possibilité de visiter le château?

2. van Brusel - Fersch 14/03/2011

Y a-t-il possibilité de visiter le château ??

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